Circuit Chutes de Ban Gioc Ha Giang

sac de voyage rouge dans l’entrée, prête 

Circuit Chutes de Ban Gioc Ha Giang 

http://vietnamdecouverte.com/destinations/chutes-de-ban-gioc/circuit-chutes-de-ban-gioc-ha-giang/ 

It was a great pleasure working with Nabil Doss today at #influence17 on his new #storytellingheadshots

It was a great pleasure working with Nabil Doss today at #influence17 on his new #storytellingheadshots.
Nabil is the outgoing president of the Global Speakers Federation. He is one of the kindest, most encouraging, open, and all around lovely people in this organization. He has led the GSF with grace and impeccable style. I’m looking forward to seeing the next chapter in his career (after a well-deserved vacation!) Thanks Nabil!
(Here’s just a quick, back of the camera, preview of what we worked on today…)

Voulez vous faire plaisir à 3 personnes en même temps ? Lisez donc cet été ce livre remarquable !, Vous me ferez plaisir

Voulez vous faire plaisir à 3 personnes en même temps ? Lisez donc cet été ce livre remarquable !
Vous me ferez plaisir.
Vous ferez plaisir à Emmanuel Maurel qui me l’a conseillé.
Et à Vincent Message qui en est le remarquable auteur.

Michel Embareck raconte ses 50 ans d’amitié avec Bernard Lavilliers (donc dans 40 ans, il écrira des choses aussi belels sur moi :p )

Michel Embareck raconte ses 50 ans d’amitié avec Bernard Lavilliers (donc dans 40 ans, il écrira des choses aussi belels sur moi :p )

Lavilliers, carnets de route.

C’est vrai, nous étions jeunes et larges d’épaules… Au propre comme au figuré. Larges d’épaules parce qu’à Saint-Etienne comme à Lons-le-Saunier, le sport avait été la première occasion de mettre le nez à la fenêtre du monde. Larges d’épaules parce que le puzzle de ce monde, celui de Pompidou, Nixon, Franco, Salazar, nous allions, aucun doute là-dessus, l’éparpiller et le reconstruire à notre guise. On y mourait sous l’ennui des Dossiers de l’écran, du gaullisme agonisant, sous les bombes à fragmentation du Vietnam, le garrot de Bilbao ou les coups tordus de la PIDE. Mais au-delà de l’horizon bien dégagé derrière les oreilles se profilait la route. Un peu voyou, un peu marlou, déjà irrécupérables pour la moindre hiérarchie, « on a monté toutes les combines pour échapper à la grande usine ». Et prendre cette route.

Au moindre prétexte c’était déjà, c’était toujours On The Road Again. Que l’on grimpe dans une Deux Pattes pour l’Ardèche – l’Hard Dèche, hu, hu – ou la cabine d’un gros cul vers Stuttgart. On The Road Again, la scie de Canned Heat propulsée par la voix de putois neurasthénique de Bob Hite, s’avérait un mot d’ordre autrement plus impératif que « Debré si tu continues… » Une façon inconsciente de siffloter « n’appartiens jamais à personne ».

Peut-être et même sûrement avions nous trop lu pour tuer l’ennui ou simplement le temps, pouce en l’air, assis sur un sac au bord d’une route. Kerouac, Carco, Simonin, Monfreid, Kessel, Hemingway, Zola, Cendrars, Kipling… Beaucoup de K parmi ces messieurs. Tous des cas en tout cas.

De très loin me reviennent en vrac les souvenirs de ce samedi soir au Soleil D’or, un bistrot strasbourgeois du quartier de la Krutenau. Encore un K. Peut-être et même sûrement avais-je abusé non pas de la Kro mais de la Schütz. Un type en débardeur, large d’épaules puisque métallo à Rombas en Moselle jouait des airs brésiliens sur une estrade de fortune. Tard dans la nuit, nous nous sommes retrouvés autour d’une table en compagnie du couple propriétaire de ce café-concert et d’un de ses potes, Michel, lui aussi métallo, futur indéfectible manager pendant plus de trente ans.

Déjà un homme à part. Décalé dirait-on aujourd’hui. De notre monde mais différent. Parce que tourné vers le Brésil. Le Brésil ? Foutue idée. Idée à contresens. Pour la plupart d’entre nous, lecteurs d’Actuel, la route filait vers l’Est. Katmandou via Istanbul et Téhéran, voilà ce que signifiait « faire la route ». Les autres, rockers insensibles aux clochettes de Krisna et lecteurs de Rock & Folk, visaient plutôt la Route 66. Ou la Highway 61 de Dylan. Kerouac sous le bras, nous courions derrière les échos d’une révolution soit-disant en marche, là-bas, entre Woodstock et San Francisco. Up against the wall, motherfuckers !

L’homme au Perfecto passé par dessus le débardeur demeurait sceptique. Le rock, il l’avait enterré avec le fantôme de Vince Taylor à Saint-Etienne. Le Brésil dont nous ne connaissions que Pelé et Dom Elder Camara semblait, à son avis définitif, une terre plus favorable à l’aventure depuis que par une mystérieuse hôtesse de l’air un billet d’avion lui était tombé du ciel. Déjà il racontait. Un monde inconnu, capoera, troupeaux, salsa, chercheurs d’or, indiens d’Amazonie, le dernier Texaco.

A l’époque, m’accompagnait fréquemment un charmant camarade, François, dit Coyote, déserteur, voleur, trafiquant de pierres précieuses et d’objets religieux en or ou vermeil, un garçon qui avait laissé ses incisives, celles du haut, celles du bas, dans une bagarre avec des légionnaires à coups de caisse enregistreuse. De ce handicap esthétique, il avait tiré un atout, celui de boire un formidable en moins de huit secondes. Un homme, un vrai, Coyote. La route, ce mironton l’avait suivie jusqu’au bout et rêvait de franchir d’autres frontières, Bhoutan, Sikkim, Cachemire.

Sur-le-champs, il décida de filer vers l’Amazone et de financer le voyage en devenant tueur à gages. Une malencontreuse interpellation pour vol à l’étalage dans une pharmacie coupa court à sa vocation. Coyote disparut du paysage. Bernard s’y inscrivit.

Lavilliers demeure un homme à part dans un monde à part. Un homme qui répond à la question fondamentale de l’artiste. Car il n’est que lui-même. Bien sûr fut un temps où la fréquentation du vieux lion Léo déteignit par capillarité, celle de m’sieur Richard, géant de cuir aux côtés de qui nous quittions les studios Barclay en haut des Champs en quête d’un dernier pour la route. A part ça, Lavilliers ne ressemble à rien. Rien de connu. Il est des nôtres, je veux dire les cabossés du rock n roll, capables de s’embarquer au petit bonheur d’un coup de tête pour voir à quoi ressemble, ressemble vraiment, une image entraperçue à la télé, une histoire cafouilleuse racontée à l’angle d’un bar par un gars de la marine. Le regard à la godille de l’auteur d’une nouvelle publiée par un improbable supplément littéraire peut tout autant donner le signal d’un départ sur la piste aux étoiles. Il est des nôtres, de cette confrérie de maquilleurs du réel où il est vain de chercher le vrai en supposant le faux.

Ne possédant pas la moindre compétence en la matière, j’ignore si Lavilliers est un guitariste virtuose, s’il possède l’oreille musicale ou la foudre dans le poing droit mais je regrette qu’il n’ait jamais cédé à la tentation du récit ou du roman. Si la chanson n’est pas un art mineur comme le professait Gainsbourg tellement convaincu d’avoir atteint l’art majeur en publiant ses pétomaneries dans la NRF, certaines vies méritent mieux que le Grand Prix de l’Académie Charles Cros ou une Victoire la musique. Il faut être là lorsque s’éteignent les lampions de la fête et que le public rassasié de rappels s’en retourne à ses demain y’a école. Alors commence la nuit du conteur, celle où il livre les clefs.

Voyageur, le mot ne possède plus guère de sens. Des millions de gens prennent l’avion chaque jour pour naviguer d’un congrès à une réunion au sommet, pour s’embarquer dans un trek au Népal où une traversée du sud saharien. Leurs placards regorgent de diaporamas et leur carte First Class dégorge de miles acquis. Les récits des uns et des autres m’indiffèrent puisqu’ils se placent immanquablement, moi je, moi je, au centre de la narration. Leurs prétendues aventures ne s’avèrent que des imprévus dans un emploi du temps minuté. Dans cette perte de sens lexicale, de quel qualificatif gratifier Lavilliers ? Trimardeur ? Une vie de chien. Routard ? Plus à son âge. Touriste ? Mon pied au cul, oui. Disons dériveur.

Jadis codifiée par les situationnistes, la dérive demeure une maladie orpheline dont les victimes ne souhaitent pas la guérison. Derrière la vitre sans tain d’une mémoire éponge, le dériveur se meut dans le paysage à la façon d’un quidam ordinaire. Mais même au milieu de la foule, au comptoir d’un bar ou lors d’un tête à tête amoureux, le dériveur n’est que physiquement présent. Son esprit observe, enregistre, note mentalement le seul et unique détail qui, plus tard, lui fera se raconter des histoires ( activité pompeusement désignée sous le terme « d’inspiration » ). Redoutant la trahison d’une mémoire éponge, le dériveur trimballe un accordéon de petits papiers dans ses poches. Il y griffonne rarement des phrases. Un mot suffit à résumer une idée. Porte d’embarquement numéro quinze ou quai numéro trois, le dériveur ne se sent pas chez lui mais enfin sorti de son chez lui. Il aime les aéroports où l’on croise les plus belles filles du monde et les gares la nuit car y rôdent des passagers en veine de confidences descendus d’un train en provenance de nulle-part. Le dériveur soutient que les touristes pris en otages au Yémen ne connaissent pas leur bonheur de frôler le fantôme d’Henry Monfreid. En matière de déplacement, le dériveur se fout du salon de l’auto puisque l’invention essentielle depuis le moteur à explosion a été celle du sac à roulettes.

Lavilliers est un dériveur. Et lorsque la confiance s’y prête, il devient le conteur dont j’attends sans espoir qu’il se décide à noircir dix tomes. Le conteur ne se raconte pas. Il raconte ses rencontres à contre-jour – simple effet d’optique du à la glace sans tain – après un long travelling avant sur lieu où elles se sont produites. Non seulement Lavilliers possède ce talent mais aussi la voix, ce timbre chabrolien ( Jean-Pierre ) indispensable pour captiver l’auditoire. Et avec, le sens du détail, de la digression en looping avant de retomber sur ses pattes. Un genre de Claude Villers en plus flamboyant. Ethnologue à la sauvette, anthropologue de deuxième main, sociologue formé sur le tas, politologue diplômé des cours du soirs de l’Université Populaire, on l’a souvent pris pour un voyou sauvé par la poésie. Non, Lavilliers est un poète sauvé par les voyous puisqu’il excelle dans ces récits entre chiens et loup où des individus pas franchement blanc-bleu lui confient à demi-mot des secrets poivre et sel. Chacun le sait, les secrets poivre et sel sont les mieux gardés. De notoriété publique certes mais sans garantie d’authenticité. Aussi à l’aise entre deux déserteurs du cartel de Medellin dans une taverne de Maracaibo qu’au milieu des retraités prématurés des Houillères du Bassin de Lorraine, il n’en perd pas une miettes. Chaque détail, chaque anecdote ressurgira un jour revue et corrigée par son prisme imaginatif. Demandez-lui où dort le trésor des Républicains espagnols, où se cache la fille aux yeux d’émeraude et même qui possède les inédits de la cassette Mery, Lavilliers saura inventer une histoire de traviole aussi crédible que les récits de chasse d’Hemingway.

Ainsi, par ses légendes autrement plus éblouissantes que la réalité, est-il devenu mon compagnon de route tandis que ses relations avec les médias demeuraient ambiguës. Parce que les journalistes, avions renifleurs de la vérité vraie en chachlik mercerisé cherchent toujours à vérifier si le dernier Texaco de la forêt amazonienne ferme réellement à minuit moins dix. Kessel ou Cendrars disaient-ils vrais ? Planqués, eux, derrière l’excuse de la littérature, ils pouvaient s’arranger du réel. Pour avoir choisi la guitare en bois d’arbre plutôt que le clavier, le vinyle plutôt que les deux cents pages du roman, la scène en direct live plutôt que l’image numérique, Lavilliers n’a jamais obtenu l’ordre du mérite des explorateurs accordé à un Hulot ou un Jean-Louis Etienne. Dans l’inconscient collectif, s’il fallait choisir un aventurier musical, ce serait Antoine, le Gauguin à double-foyer des chemises à fleurs. Pas de bouquin, encore moins de caméra garde du corps (à l’exception d’un reportage passe-partout d’Envoyé Spécial) ni de radio. Que des regrets. Car Lavilliers serait le plus à même de reprendre le micro de Claude Villers avec une tendance Daniel Mermet prononcée. Grande gueule il a toujours conservé ses carnets de voyage fermés à double-tour pour n’en livrer que des bribes au travers des chansons. Par pudeur(?), par flemme(?) plus certainement par crainte de la de devoir se coltiner un quelconque cahier des charges. D’autant que Lavilliers traîne souvent ses bottes en des lieux pas forcément autorisés aux moins de dix-huit ans. Et qu’il pourrait lui arriver de rire. Ah, le rire de Lavilliers… Voilà bien un garçon qui n’a pas appris à cacher sa joie dans les salons. Quand il se marre c’est à gorge déployée et les bulles s’en tiennent les côtes le long des parois du verre. Allez savoir si ce rire ne le résume pas. Un rire entier. Franc. Une expression du bonheur qui couvre toutes les fréquences su spectre sonore. Le garçon ne sait rien faire à moitié et surtout pas se fendre la poire. Il a la joie simple des gens simples et l’humour pas forcément délicat. Lavilliers peut traverser un parterre de journalistes à l’issue d’une conférence de presse à couteaux tirés pour venir vous embrasser. Parce que vous étiez là en qualité de dériveur, un sourire aux lèvres, à le regarder derrière la vitre sans tain se dépêtrer de l’embuscade.

Combien de fois, lorsque nous étions jeunes et larges d’épaules, les gardiens du temple rock se sont-ils interrogés sur les raisons de notre fréquentation ? Ce mec qui portait le cuir des héros mais se foutait de Gene Vincent, passait à Tipitina’s sans jamais avoir entendu parler de Professor Longhair, chantait la baie de Rio plutôt Malibu, préférait la compagnie des latinos new yorkais à la hype du moment. Justement parce que ce type n’en faisait qu’à sa tête, qu’à ses envie. Qu’il inventait une œuvre. Une œuvre à lui. Car c’est le propre de l’artiste de ne pas faire à-la-façon-de. Lavilliers a su se défaire de toutes le références, de toutes les influences pour imposer un son, un langage, un personnage qui n’appartient à personne d’autre. Du Lavilliers se reconnaît aussi sûrement que du J.J Cale, du Tony Joe White, du James Lee Burke où du Franz Bartelt. Remarquez, de l’Axel Red aussi ça se reconnaît. Ca se voudrait de l’Aretha Franklin et ça réussit tout juste à sonner comme un karaoke de Patricia Kas. Non, je déconne. Aretha Franklin, je suis plutôt pour. Faut toujours que les écrivains fassent du name dropping… J’ai lu ça chez le dentiste dans une tribune de Philippe Sollers.

Lavilliers aussi pratique le name dropping. Kipling, Caruaru Hotel Centeranario, Romeo Machado, Che Guevara, Charles Forster Kane… Le name dropping ce sont les spots du dériveur, les balises du décors. Une façon de faire tomber une lumière en entonnoir sur le comptoir. De placer le lit à l’aplomb du ventilateur et les bottes à l’envers pour ne pas y retrouver un scorpion le lendemain midi. Et lorsque le name dropping ne suffit pas pour poser les rails du travelling avant vers le sujet, il utilise sans vergogne le faux name dropping, celui qui transcende l’imaginaire pour l’amener dans les parages du réel. Emergent alors des personnages de bric et de broc, plus vrais que nature où la fiction bascule dans la leçon de choses.

A force de citer des noms, on débobine le passé et on se retrouve, enfermés, à une heure avancée de la nuit enfermés dans un palais des congrès désert. C’était il n’y a pas si longtemps. Plus de bière, ni de champagne dans le frigo de la loge. Plus de clopes non plus. Il était l’heure de lever le camp après avoir évoqué à demi mots l’invraisemblable période costard croisés à rayures lorsque nous discutions à Paris toujours coincés entre deux flippers par crainte des grandes oreilles. Bernard avait mis le nez là où il ne fallait pas. Les mains peut-être aussi. Et un gars, un gars de confiance proposait des Khalach pas cher. Deux chargeurs en prime… On s’y croyait. West Side Story dans le treizième. Et la voix de Nicoletta en musique de nuit. Ce soir là, entre un projet de comédie musicale pour Jérôme Savary et une gorgée de bulles, il a envisagé du bout des lèvres d’accepter d’ouvrir le sac de marin et d’exhumer ses carnets de voyages et de rabouter les tampons des passeports jaunis avec ses lignes de vie si je lui donnais un coup de main.

Il faut chercher là, entre Kingston et Gao, entre La Nouvelle-Orléans et Hagondange, le secret qui nous lie parce que tout au bout de la route nous avons trouvé de quoi éclairer quelques phrases sous le regard tamisée de la lune.

Découvrez le Vietnam à travers un séjour vietnam pas cher!

Pour commencer la journée dans la bonne humeur, un peu de musique

Pour commencer la journée dans la bonne humeur, un peu de musique. Ce matin The Green Duck!! Faut juste que j’arrive à ne pas trop danser et chanter pour que je puisse ranger un peu le bordel de l’appartement. Et si je finis vite, retour à mon premier amour, l’écriture !

Profitez de vos vacances avec un sejour Cambodge Vietnam! Ou vous pouvez consulter un autre circuit en cliquant sur http://www.circuit-vietnam-cambodge.com/tours/Circuit_Vietnam_Cambodge/Croisiere_memorable_de_Saigon_a_Phnompenh_sur_le_mekong_3_jours.html

You know

You know… I got into this Storytelling Headshot business because I thought I loved photography. But now, I’m so grateful that photography has brought me into the lives of so many who I love: who have become dear friends, mentors, colleagues, peers.
NSA Convention #influence17 is just about to start the Opening session. Seeing faces new and loved, this is a reunion of friends to the point of being family. I gotta celebrate. <3

Construction de l’ancienne capitale Thang-Long

Nous ne savons rien de l’architecture privée, car les simples citadins n’avaient pas le droit de construire en dur. Il leur était interdit d’élever des maisons à étages, qui auraient pu dominer les édifices officiels, et d’utiliser des briques ou des tuiles. Jusqu’au XVIIe siècle, Hanoï était couverte d’habitations basses et précaire faites d’herbe à paillotes, de bois et de bambou, guère différentes de celles qu’on trouvait à la campagne. Elles n’opposaient aucune résistance aux pluies tropicales, et pas davantage aux incendies qui, régulièrement, ravageaient la cité. Au printemps 1278, apprenant que les quartiers de la cité civile s’étaient embrasés, l’empereur se rendit sur les lieux du sinistre ; consterné par la lenteur des secours, il entreprit de recenser tous les hommes présents (les pompiers avant la lettre) en faisant toucher le sommet de leur crâne ; ceux qui avaient les cheveux humides de sueur et salis par les cendres furent récompensés pour leur promptitude, ceux qui avaient les cheveux secs et propres, preuve de leur retard, furent sévèrement punis.
 
Tous les nouveaux bâtiments impériaux ou populaires, officiels ou civils, exigeaient à la fois des matériaux et de la main d’œuvre, d’autant qu’ils s’ajoutaient aux grands travaux de construction des enceintes, des routes et des digues. Pour satisfaire la demande, des manufactures impériales furent mises en place dès le début du XIe siècle, sur le modèle des premières expériences tentées dans les brocarts et les soieries de valeur. Les étoffes de qualité étaient très demandées, ne fût-ce que pour maintenir de bonnes relations diplomatiques avec la Chine – en 1156, Thang-Long lui offrit 850 pièces de brocart décorées de motifs animaliers. Les filatures privées, productrices de soie ordinaire, commencèrent alors à se multiplier, à Nghi-Tam, sur le pourtour du lac de l’Ouest, ainsi que sur le banc de sable du fleuve Rouge où les hommes vécurent de cette industrie jusqu’au XXe siècle. Peu à peu, la soie servit de monnaie d’échange. Stockée dans le trésor impérial au même titre que les métaux précieux, elle était utilisée par la cour pour récompenser les fonctionnaires et par la population pour s’acquitter des impôts. Au début du XVe siècle, lorsque les Ming occupèrent le pays, ils y prélevèrent chaque année 1229kg de soie.
 
Si vous êtes intéressés à l’Asie du Sud-Est, il vous faut venir faire un Cambodge trek pour profiter le paysage et découvrir la vie des habitants. Vous pouvez consulter un autre itinéraire sur le lien ci-dessous: